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mercredi 23 mai 2012

Siemens va moderniser l'aciérie de Dunkerque

Le groupe allemand Siemens vient de signer un nouveau contrat avec le géant de la métallurgie ArcelorMittal. En jeu : la modernisation de l'aciérie de Dunkerque (Nord). De quoi éclaircir un peu l'horizon de la filière en France…
Le redressement productif est en marche ! C'est du moins ce que l'on peut espérer concernant le site sidérurgique de Dunkerque (Nord). Le groupe allemand Siemens vient d'annoncer un contrat de modernisation du site passé avec le numéro un mondial de l'acier ArcelorMittal. Le même type de contrat a été élaboré pour l'usine de Gent (Belgique).
Le montant exact de la transaction n'a pas été communiqué mais il s'élève à plusieurs dizaines de millions d'euros pour les deux sites. Une annonce importante pour l'activité en Europe, et faite à plusieurs milliers de kimomètres des lieux concernés. A Mexico plus exactement. Siemens a organisé dans la capitale mexicaine, du 21 au 23 mai, une série de conférences sur les solutions du groupe dédiées à l'industrie métallurgique.
En quoi consiste cette modernisation du site de Dunkerque ? Il s'agit de remplacer, au sein de l'usine de laminage à chaud du site dunkerquois, les systèmes d'entraînement existants fonctionnant en courant continu par des systèmes (moteurs, convertisseurs, transformateurs) plus efficaces et adaptés au courant alternatif. Pour rappel, le laminage consiste à faire pression sur les brames (gros blocs d'acier) à l'aide de cylindres pour obtenir des tôles.
Un challenge technique
Ce changement de matériel n'a rien d'anecdotique. "Il fournit un équipement plus puissant, plus flexible et qui offre la possibilité de produire une plus grande gamme de produits", explique un porte-parole du groupe. L'outil sera par exemple plus adapté à la stratégie qui consiste depuis quelques années à adapter en permanence le niveau de production à celui de la consommation. Il devrait également satisfaire davantage les clients du site, en particulier les constructeurs automobiles, friands d'une plus grande diversification de produits.
Dans le détail, cette modernisation va consister à remplacer les machines à courant continu sur un total de sept blocs de finition des tôles après laminage, autant d'étapes qui permettent d'obtenir pas à pas des tôles ultra rectilignes avec des dimensionnements très précis. Si la technologie n'est pas nouvelle, le challenge pour Siemens consiste à remplacer, pour chacun des blocs, trois anciens moteurs par un unique moteur alternatif à la fois plus puissant, mais dont les dimensions ne doivent pas excéder celle d'un seul de ces anciens moteurs.
Le remplacement des machines va s'effectuer de manière progressive, notamment durant les opérations annuelles de maintenance. Les premiers travaux de modernisation devraient débuter en décembre 2012 et se poursuivre jusqu'en 2016.
Cette annonce tombe à point nommé alors que le nouveau gouvernement affiche sa volonté de redresser l'industrie française. Mais il confirme également la stratégie d'ArcelorMittal, qui consiste à privilégier les sites côtiers et de grande taille, comme celui de Dunkerque, à ceux situés dans les terres et aux moindres capacités, comme celui de Florange (Moselle).
L'avenir de la sidérurgie européenne, qui souffre d'une faible demande et d'un manque de compétitivité par rapport à celle des pays émergents,  dépend-elle de ce type d'investissements ? Pour les dirigeants de Siemens cela ne fait aucun doute.
"Je peux vous affirmer que nous menons de nombreuses discussions avec ArcelorMittal, assure Michael Irnstorfer, ingénieur et spécialiste des solutions d'automatisation chez Siemens. Ce groupe s'intéresse beaucoup à la modernisation des usines en Europe. Et je ne vois pas pourquoi il investirait à Dunkerque s'il ne croyait pas dans l'avenir de ce site".
"Je ne connais pas la stratégie d'ArcelorMittal, explique avec davantage de prudence Andreas Flick, le directeur de la technologie chez Siemens VAI, une filiale du groupe. Mais il est évident que pour rester compétitives, les usines européennes, vieilles pour certaines, doivent être modernisées". Et le groupe Siemens compte bien faire valoir ses compétences en la matière pour se tailler une large part du business de la modernisation des usines dans les prochaines années.

Article publié sur le site usinenouvelle.com que vous pourrez retrouver en suivant ce lien.

lundi 21 mai 2012

Négociation égalité professionnelle : nos revendications


Pour la CFDT, cette négociation doit permettre non seulement de réparer mais aussi d’anticiper les injustices qui peuvent exister entre les hommes et les femmes au sein d’arcelormittal atlantique et lorraine.

Le contenu d’un tel accord doit, bien évidement, aborder les  problématiques liées à la rémunération, aux promotions, ou encore à la qualification mais surtout il doit   correspondre aux attentes des hommes et des femmes de chaque site d’ArcelorMittal Atlantique et Lorraine et leur permettre de concilier au mieux leurs vies privées avec leurs vies professionnelles.


REVENDICATIONS CFDT


En matière d’embauche :

·       Pour les familles GPEC « Maintenance et ingénierie » et « Production », il faut viser à une répartition femmes/hommes qui corresponde à la répartition effective du bassin d’emploi.
·       Dans les offres d’emplois, il faut faire mention de l’existence de la crèche d’entreprise (quand elle existe) et de l’accord « Usinor 82 » sur les frais de garde.
·       L’accord national de la métallurgie du 30 juin 2009 sur l’égalité professionnelle, évoque l’orientation scolaire et professionnelle des femmes. Nous souhaitons que des actions concrètes tirées des principes de cet accord soient mis en œuvre dans notre société.


 La maternité :

·       Nous souhaitons que deux mois avant son départ prévu en congés maternité, chaque salariée se voit proposer un entretien portant sur l’organisation de son temps de travail jusqu’à son départ en congés, sur son remplacement le temps de son congés, ainsi que les modalités prévues de son retour.
·       Sur les sites adhérant à une crèche d’entreprise, il sera précisé à la salariée les modalités pour pouvoir y placer son enfant à son retour.

·       Entre un mois avant son retour et une semaine après son retour, un autre entretien abordera les modalités de retour effectives, les besoins éventuels en formation ainsi que les éventuels souhaits de mobilité ou d’adaptation du temps de travail de la salariée.
·       La hiérarchie doit s’engager à tout faire pour proposer à la salariée de reprendre son poste précédent quand bien même celle-ci souhaiterait passer à un temps partiel 80/20.
·       Nous souhaitons aussi un coup de pouce financier en cas de 80/20 du type 80% du temps payés 85% du salaire dans la limite de la première année.
·       Nous souhaitons que soit intégré dans l’accord l’article L3141-9 du code du travail, amélioré par l’article 44 de la CC GESIM (congés des jeunes mères de famille).

La paternité :

·       Nous souhaitons que les jeunes pères de famille puissent bénéficier de deux jours de congés supplémentaires (pris en charge par la société) dans les mêmes conditions que les jeunes mères de famille prévues par les articles 44 du GESIM et L3141-9 du CT.


L’organisation du temps de travail :

·       Nous souhaitons que les diverses réunions soient organisées, dans la mesure du possible, ni trop tôt (avant 8h30), ni trop tard dans la journée (après 16h00) afin de laisser la possibilité aux parents de déposer et reprendre leurs enfants à l’école ou sur leur lieu de garde.
·       Nous souhaitons que soit inséré un chapitre sur la possibilité, avec accord de la hiérarchie, d’avoir une certaine souplesse dans les horaires journaliers.

Education et garde des enfants :

·       Nous souhaitons que soit remis au goût du jour l’accord Usinor sur les « frais de garde » : les salariés, père ou mère d’un enfant de moins de trois ans, doivent pouvoir bénéficier de la prise en charge de la moitié du reste à payer des frais de garde de leurs enfants.

mercredi 9 mai 2012

NAO 2012 : commission de suivi locale

Une réunion de suivi de l'accord NAO 2012 (salaires) s'est tenue ce jeudi après-midi.
La direction a présenté les chiffres à fin avril.
Pour l'ensemble :
  • 55% de l'enveloppe des Augmentations Individuelles a été distribuée
  • 188 actes de gestion ont été actés (14 femmes, 174 hommes) pour une valeur moyenne de 38,79€
  • 28 promotions ont été accordées (parmi les 188 actes de gestion, dont 1 femme et 27 hommes) pour une valeur moyenne de 47,64€
Spécifiquement pour le niveau 5 :
  • 42 actes de gestion (parmi les 188) ont été actés pour les salariés du niveau 5 pour une valeur moyenne de 40,43€
  • 3 promotions ont été accordées (1 femme et 2 hommes)
La CFDT a demandé à connaître la répartition des AI par niveau et pas seulement le niveau 5 et les autres.
Nous avons aussi demandé à connaître la répartition des AI en fonction du temps de travail (temps plein/temps partiel) et en fonction de la reconnaissance ou non d'un handicap.
Enfin, nous avons demandé à la direction de nous expliquer pourquoi, à fin avril, seule 1 femme a été promue contre 27 hommes (ce qui ne respecte pas les proportions d'hommes et de femmes sur le site).
En marge de cette réunion, la direction nous a dit qu'elle s'était fixé pour objectif d'avoir renouvelé tous les référentiels des salariés postés pour la fin de cette année.

mardi 8 mai 2012

Le Luxembourg mécontent des demandes d’ArcelorMittal sur les préretraites

Le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a denoncé mardi l’attitude des dirigeants du groupe sidérurgique ArcelorMittal qui réclament la prise en charge sans contrepartie par l’Etat luxembourgeois des plans de préretraite de certains de ses salariés. 

«Pourquoi l’Etat luxembourgeois devrait-il payer les plans de préretraite des gens d’ArcelorMittal qui perdent leur emploi?», s’est offusqué M. Juncker, dénonçant le caractère unilatéral des relations entre l’Etat luxembourgeois et le groupe sidérurgique, qui a son siège au Grand-Duché.
Les plans de préretraite coûteront 55 millions d’euros à l’Etat, notamment à la suite de la fermeture de l’aciérie de Schifflange, a indiqué M. Juncker.
Il a expliqué qu’il attendait des contreparties de la part des dirigeants du groupe sidérurgique, notamment sous forme de cession gratuite de terrains.
«Je suis d’avis que si nous devons prendre en charge les 55 millions d’euros du coût de préretraite des ArcelorMittal, alors le groupe doit nous donner gratuitement les terrains qu’il possède et sur lesquels nous pourrons construire des logements et implanter des entreprises», a-t-il dit, jugeant que «les grands patrons ne doivent pas seulement prendre, ils doivent aussi savoir donner».
Ces déclarations interviennent dans un contexte de désengagement d’ArcelorMittal de ses participations dans des sociétés luxembourgeoises, comme la société d’ingénierie industrielle Paul Wurth, dont il détient 45,33%.
Le ministre luxembourgeois de l’Economie, Etienne Schneider, a annoncé lundi au cours d’un déplacement au Canada que Paul Wurth allait être cédé au groupe allemand SMS.
 Vous pouvez retrouver cet article, publié sur le site "estrepublicain.fr" en suivant ce lien.

Lakshmi Mittal n'envisage pas de redémarrer Florange pour l'instant

Les hauts fourneaux lorrains de Florange restent à l'arrêt. Le PDG d'ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, a indiqué mardi 8 mai au cours de l'assemblée générale du groupe à Luxembourg que l'entreprise disposait pour l'heure de suffisamment de capacités de production pour répondre à la demande en acier sans faire tourner le site de Florange. Il a toutefois rappelé que le groupe investissait 17 millions d'euros sur le site, rejetant de fait l'idée d'une fermeture définitive.
"Deux millions d'euros sont utilisés pour poursuivre les travaux de maintenance déjà amorcés au cours des derniers mois pour la phase liquide", indique un communiqué publié mardi, "sept millions d'euros seront investis dans un nouveau gazomètre pour la cokerie et 8 millions d'euros seront investis dans un nouveau projet sur la ligne de finition pour permettre le développement de nouveaux produits pour le marché automobile".
Affirmant que la demande en acier est insuffisante pour faire tourner toutes ses usines, ArcelorMittal a mis en veille depuis des mois plusieurs hauts fourneaux européens, dont ceux de Florange, et a décidé de la fermeture définitive de deux d'entre eux à Liège en Belgique.
UNE DÉCISION "PENDANT L'ÉTÉ"
Une centaine de métallos, essentiellement venus de Florange, ont manifesté devant le siège d'ArcelorMittal, déclenchant régulièrement des détonations pour tenter de perturber l'assemblée générale. Une délégation des organisations syndicales a été reçue pendant l'assemblée générale par Henri Blaffart, vice-président d'ArcelorMittal pour les aciers plats en Europe, et Willie Smit, le directeur des ressources humaines.
Les dirigeants d'ArcelorMittal ont assuré mardi qu'ils continuaient à examiner l'évolution de la situation économique pour éventuellement décider d'une relance. "A ce jour, aucune décision n'a été prise", a souligné le directeur financier, Aditya Mittal. Il a indiqué qu'une décision serait prise "pendant l'été" sans plus de précisions. Joint par Le Monde, ArcelorMittal précise qu'un comité d'entreprise doit avoir lieu durant la seconde quinzaine de mai pour décider du redémarrage, ou non, pour le troisième trimestre, des deux hauts fourneaux de Florange.
ArcelorMittal a également précisé dans un communiqué que, pendant la période d'inactivité de Florange, "nous veillons sur la situation de chacun des 500 salariés impactés et gardons en activité une partie d'entre eux soit dans le cadre de nouvelles missions soit dans le cadre de formations professionnelles".

Cet article a été publié sur le site du Monde.fr.
Vous pouvez le retrouver en suivant ce lien.

jeudi 26 avril 2012

Quand ArcelorMittal gagne de l'argent en mettant en sommeil ses aciéries

Le chiffre devrait faire bondir les métallos de Florange, qui redoutent la fermeture de leur usine et n'ont toujours pas obtenu de garanties lors du comité central d'entreprise qui s'est tenu mercredi 25 avril.
Entre 2005 et 2010, ArcelorMittal a économisé 156 millions de tonnes de quotas d'émissions de dioxyde de carbone (CO2) grâce à la mise en sommeil de plusieurs de ses installations en Europe, selon des données publiées par le cabinet londonien Carbon Market Data. Soit, au cours actuel du carbone, pourtant très bas (une tonne s'échange à 7 euros contre le double en 2009), un gain potentiel de 1,1 milliard d'euros pour le numéro un mondial de la sidérurgie.

mercredi 25 avril 2012

ArcelorMittal Florange: manifestation au siège, pas de détail sur l’avenir du site

Le cabinet externe Secafi, mandaté après que le comité d’entreprise eut exercé à l’automne son droit d’alerte, estime que «la stratégie actuelle est basée sur le court terme», «la décroissance des volumes et des parts de marché induisent une spirale vicieuse» conduisant «probablement à refuser des commandes».
Devant les grilles du siège d’ArcelorMittal France à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), quelques dizaines de salariés étaient rassemblés, scandant «métallos en colère», en brandissant des pancartes qui disaient notamment: «La Lorraine sans acier, c’est comme Limoges sans porcelaine».